mercredi 29 novembre 2006

Violences faites aux femmes


Samedi denier était organisée la Journée de mobilisation contre les violences faites aux Femmes. De nombreuses manifestations étaient organisées partout en France et notamment à Lyon. A Saint-Priest c'est une exposition sur les résistances des femmes dans le monde qui a été installée. J'ai prononcé à cette occasion un discours sur l'Egalité entre les Hommes et les Femmes.
"Mesdames, Messieurs les élus, Mesdames, Messieurs,
Je vous accueille avec plaisir ce soir dans ce magnifique écrin du château de Saint-priest pour une nouvelle étape d'une démarche originale dans sa conception et forte dans son contenu.
La ville de Saint-Priest a en effet signé en 2004 une convention avec l’association "Femmes ici et ailleurs" dans laquelle elle s’engage – entre autre - à exposer une fois par an des photos sur la base du projet "Résistances de femmes".
Le combat pour la dignité humaine, pour la reconnaissance et la promotion de l'égalité hommes-femmes est à Saint-Priest déjà ancien. C'est un engagement difficile, âpre et pourtant fondamental. C'est pourquoi, si nous arrivons cette année au terme de la convention trisannuelle d'origine, je souhaite que ce travail puisse se poursuivre, quelle qu'en soit la forme, dans les années à venir.
Notre conviction est que les droits des femmes sont avant tout les droits de l'Homme et ils mettent en évidence la portée universelle de ceux-ci. Aucune culture, aucune religion, ne peut s'affranchir – sous aucun prétexte – de ces impératifs fondamentaux.
Le respect de l'être humain et de son intégrité physique, la laïcité, le refus de toute forme de barbarie n'ont pas de frontière, ils n'ont pas de sexe, pas de couleurs de peau et encore moins de race.
Or, la liberté de circuler ou de s'exprimer, le droit au travail, pour nous si évidents, ne sont pas garantis aux femmes dans la majeure partie des pays du monde. N'hésitons pas à rappeler, aussi, que la laïcité, affirmée en France au sein de la Constitution est un rempart, en même temps qu'un instrument de lutte, pour le respect de la personne humaine et singulièrement des femmes. Elle est porteuse des valeurs si précieuses et fondamentales de tolérance, de liberté, de justice et d'égalité.
La ville de Saint-Priest a souhaité accueillir et accompagner le projet "Résistance de femmes", dont cette exposition est une étape, car elle est solidaire de cette volonté de témoigner. Témoigner, c'est dire, exprimer, le courage et la ténacité des femmes qui, partout dans le monde, luttent pour faire avancer leurs droits. Elles sont trop nombreuses aujourd'hui encore à subir des violences, à connaître la prison, la torture, la mort, parce qu’elles sont femmes et à fortiori lorsqu'elles ont osé résister.
A travers la sensibilité et l'acuité de son regard, Pierre-Yves GINET nous en fait découvrir quelques unes et je tiens une nouvelle fois à souligner non seulement l'extraordinaire qualité de son travail, l'humanité et l'amour pour ses semblables qui émanent de chacune de ses prises de vue, mais aussi sa simplicité et sa disponibilité auprès des San-Priots. Ses photos sont également présentées au Musée de la Résistance et de la Déportation de Lyon ce qui suffit à attester de la reconnaissance – parfaitement méritée - dont il bénéficie aujourd'hui.
Son travail a été judicieusement prolongé par la présentation de l'exposition "Des femmes engagées pour le XXIème siècle", proposée par l'association Valmy.
Parmi ces dernières figure, entre des noms célèbres et évocateurs comme ceux de Ingrid BETANCOURT – citoyenne d'honneur de Saint-Priest – ou de Rigoberta MENCHU (prix Nobel de la Paix 1992), notre invitée de ce soir Radhia NASRAOUI. Je tiens à vous dire chère Madame, combien nous sommes fiers de votre présence, combien elle honore notre ville et par là même l'ensemble des San-Priots.
Avocate au Barreau de Tunis, militante des droits de l'Homme, vous illustrez une alliance exemplaire entre la force de vos convictions – défense des prisonniers politiques, lutte contre la torture, pour la liberté d'expression – et le courage physique et moral qu'il faut pour mener ce combat, courage qui est allé jusqu'à deux grèves de la faim et jusqu'à surmonter le harcèlement et les violences policières dont vous êtes la victime ainsi que votre famille.
Nous écouterons donc attentivement vos propos lors du débat qui va suivre, intitulé "Quelle liberté d'expression pour les femmes ?".
Je crois utile de préciser à cet instant que si la Tunisie servira de toile de fond à nos échanges, en raison des atteintes aux droits de l'Homme qui s'y perpétuent, il ne s'agit pas de focaliser sur cet Etat et encore moins de stigmatiser ses citoyens. Je rappelle d'ailleurs qu'à Saint-Priest nombre d'entre eux se retrouvent au sein d'une association très active avec laquelle la Municipalité entretient les meilleures relations d'échange et de coopération.
J'ajoute aussi que M. Raïs HAMZA, Consul général de Tunisie à Lyon a été convié ce soir, il m'a fait savoir qu'il ne pouvait se rendre disponible et je vous prie d'excuser son absence.
Enfin, j'attire votre attention sur la magnifique exposition "Tunisie, la rive verte", proposée par l'Institut du Monde Arabe, dans ces mêmes murs du château de Saint-Priest qui, loin des cartes postales met en valeur toute la richesse culturelle et historique de ce pays.
Simplement la Tunisie constitue – si j'ose dire – une porte d'entrée pour évoquer la résistance des femmes et leur engagement pour les valeurs humaines qui sont le socle inaltérable de toute démocratie.
Ces valeurs sont intemporelles et universelles. Notre engagement – et je crois que c'est aussi notre devoir républicain, notre devoir d'élu – est d'assurer la perpétuation de ce capital, de cette richesse. J'insiste donc particulièrement sur le magnifique travail réalisé au sein du lycée Condorcet, c'est-à-dire auprès des jeunes générations, par quelques enseignants auxquels je veux rendre particulièrement hommage. Il s'agit de Mesdames LEBOT et THEVENON et de MM. PETIT et BUCHON. Ils ont par exemple travaillé sur le sort des femmes en Inde ou l'histoire des suffragettes, preuve qu'il s'agissait bien ici d'évoquer la question dans toute son étendue.
Je souligne l'importance de ce travail car les discriminations et les violences à l'encontre des femmes s'enracinent souvent dans les "mœurs", les "habitudes", les "coutumes", les "mentalités", qui sont autant de termes vides pour justifier l'injustifiable. Les jeunes doivent aujourd'hui pouvoir vivre dépouiller de ses oripeaux. Mon vœu le plus cher, notre ambition à tous est que l'action menée à l'occasion de cette exposition y contribue.
Remerciements :
- Françoise CHAVAGNE, Adjointe au Maire, et Marguerite JEGER, Conseillère municipale déléguée aux droits des femmes sont partie prenante de ce projet dans le cadre de leur délégation, en lien avec l’équipe du château. - La commission "Patrimoine animation château" – animée notamment par Henri PACALON, Maryse GILARDINI, Gilbert BERANGER, Jacqueline MONSIMIER. - Notre invitée exceptionnelle Radhia NASRAOUI, - Pierre Yves GINET, - Mme TISON, Proviseur du lycée Condorcet, les enseignants précités : Mesdames LEBOT et THEVENON, MM. PETIT et BUCHON mais aussi leurs élèves (4 classes) qui ont produit un travail remarquable et difficile. Se concrétise par 4 kakémonos et 4 panneaux présentés durant toute l'exposition. - Mme Nathalie POIROT présidente de l’association "Femmes ici et ailleurs". - Miloud LEKOUARA qui a répondu de façon sympathique et spontanée à notre invitation et nous fait bénéficier encore une fois de sa parfaite maîtrise de l'art d'animer mais aussi de modérer un débat. - La Direction de l'animation : Françoise GOUTTENOIRE, Directrice Générale Adjointe, Jean-Louis SACKUR, Directeur du Centre Culturel Théo Argence et l'équipe du Château : Marie-Françoise ROSET, Bérengère DUMONT qui font un excellent travail, mais aussi Michel VALLEJO qui a, pour cette exposition, participé activement à la mise en espace. - Services intendance, logistique, communication."

mardi 28 novembre 2006

Inauguration de LEA


Hier, j'ai participé avec beaucoup d'émotion à l'inauguration de la nouvelle ligne du tramway (T.3). Reliant la Part-Dieu à Meyzieu et traversant les villes de Villeurbanne, Vaulx-en-Velin et Décines, ce nouvel équipement représente une chance pour l'Est-lyonnais et ses habitants. Moderne et confortable, cette nouvelle façon de relier le centre-ville de Lyon et nos communes permettra des déplacements plus rapides et plus sûrs.
Sur cette photo vous reconnaîtrez, Pierre Moutin, Ancien Maire et Conseiller Général de Décines qui a toujours cru dans ce projet mais également Odette Garbrecht, Conseillère Générale du canton de Meyzieu, Pierre Crédoz, actuel Maire de Décines et Jérôme Sturla, mon Suppléant.

lundi 27 novembre 2006

Meyzieu se relance


Ce dimanche les rugbymen de l'US Meyzieu, recevaient Seyssins. Après leur défaite à la Voulte, la victoire sur le score de 44 à 18, leur permet de renforcer leur 2ème place dans leur poule de Fédérale 3. Je suis évidemment heureuse de cette performance à laquelle j'ai assisté. Elle me réconforte quelque peu puisque une autre équipe de la circonscription, celle de Saint-Priest, a elle subi une éprouvante défaite devant Saint-Etienne.

dimanche 26 novembre 2006

Interview sur France 3


Samedi dernier j'étais l'invitée de l'émission d'Alain Eck sur France 3. J'ai été interrogée sur l'actualité politique et notamment sur l'investiture de Ségolène Royal comme candidate du Parti Socialiste. L'autre thème abordé a été celui du développement de l'agglomération et notamment des grands équipements (infrastructures de transport, établissements pénitentiaires, grand stade...).
Vous pouvez retrouver l'enregistrement de l'émission sur le site de France 3.

vendredi 24 novembre 2006

Hôpital : pose de la 1ère pierre


Aujourd'hui, j'ai posé, sur le site de Porte des Alpes, la première pierre de ce qui deviendra la principale stucture de soins de l'Est-lyonnais. Cet Hôpital, construit par le Groupe HPL devrait voir le jour à l'automne 2008. Cette réalisation est le fruit d'une mobilisation sans précédents des habitants, des médecins et des élus en faveur du maintien d'un établissement hospitalier sur Saint-Priest.
"Monsieur le Vice-président du Grand Lyon, Monsieur le Conseiller général et mesdames, messieurs les Maires, adjoints et conseillers municipaux, Monsieur le Directeur Départemental de l'Action Sanitaire et Sociale, Monsieur le Secrétaire Général de l'A.R.H., Monsieur le Président directeur général du groupe des Hôpitaux Privés de Lyon, Madame la Présidente et mesdames, messieurs les représentants du collectif d'association pour le maintien d'une polyclinique à Saint-Priest, Monsieur le Directeur général des services, Mesdames, Messieurs,
Je suis particulièrement fière, heureuse et je ne vous le cache pas, émue aussi, de pouvoir participer ce matin à cette cérémonie symbolique certes, mais Ô combien importante pour la ville de Saint-Priest.
Cette importance et cette émotion, je les évoque à l'aune des mois de mobilisation, de négociation, âpres et difficiles, pour in fine maintenir une offre hospitalière de qualité sur la commune.
C'est un devoir, c'est même un défi que je m'étais fixé par rapport aux San-Priots. Assisté en cela de l'ensemble du Conseil Municipal et tout particulièrement de mon 1er adjoint Henri PACALON, qui a été à mes côtés tout le long du parcours de ce dossier. Il n'était pas question de céder sur ce terrain. Si bien que, je crois que c'est la qualité première de ce futur Hôpital privé de l'Est lyonnais : il est le fruit d'une démarche et d'une volonté collectives.
Collective à l'image de la mobilisation sans précédent - des habitants, des associations et des médecins, dont l'effort s'illustre dans une pétition qui a rassemblé 9500 signatures ; à l'image aussi du Comité des Maires et élus de l'Est lyonnais et du Nord Isère, constitué autour de la défense du projet ; à l'image ensuite du consortium privé rassemblé pour concentrer les moyens financiers et les compétences indispensables au montage de l'opération ; à l'image enfin, de tous les partenaires d'organismes et d'institutions, qui au sein de l'ARH ou du Grand Lyon par exemple, par leur bonne volonté ou leur implication, ont permis cet aboutissement heureux. Je les saluerai et les remercierai plus précisément tout à l'heure.
Si j'évoque cette joie et cette fierté, dont je sais qu'elle est aujourd'hui largement partagée, c'est aussi parce qu'émane là, dans ce secteur stratégique et emblématique de la Porte des Alpes, un équipement qui s’inscrit pleinement, tant par le type d’activité qui va y être développé, que par sa nature architecturale et sa conception dans les exigences – fortes il est vrai – que nous nous sommes fixés concernant le développement du parc technologique de la Porte des Alpes. A savoir des activités de pointe (biotechnologies, informatique, …) non génératrices de nuisances mais au contraire porteuses si j’ose dire, d’une vraie plus-value en matière environnementale, de cadre et de qualité de vie. En témoigne d'ailleurs le projet contigu d'établissement de soins de suite mené par la Générale de Santé et dont je salue le Directeur général présent ce midi, M. Bisaccia. On voit bien qu'il y a là une véritable démarche cohérente au service de l'intérêt général.
Il me paraît important de souligner combien l'Hôpital privé de l'Est lyonnais intègre tous ces paramètres et combien il répond à des normes ou critères relevant du développement durable : depuis le confort thermique, l'amélioration de l'acoustique, l'utilisation de matériaux naturels et recyclables, jusqu'à la gestion des eaux pluviales ou à celle des déchets.
Nous sommes donc aujourd’hui, j'ai plaisir à l'affirmer, face à un projet résolument moderne, en adéquation avec son temps c’est-à-dire qui préserve l’avenir.
Je parlerai par conséquent d'un projet qualifiant puisqu'il contribue fortement aussi à l'amélioration de l’image de Saint-Priest.
C'est en outre, un défi et une motivation supplémentaires pour la Municipalité et le Grand Lyon qui se doivent de favoriser, dans tout le secteur, des services répondant aux attentes et besoins des personnels du Parc.
Petit à petit on voit d'ailleurs que cette zone géographique devient un véritable lieu de vie, attrayant et bénéficiant d'un cadre particulièrement privilégié, ce qui rejoint une préoccupation constante de la Municipalité.
Enfin, si je dis qu'il s'agit d'un équipement qualifiant, valorisant, je pense aussi en premier lieu à la population de notre commune. Notre combat, presque quotidien, est de faire reconnaître l'aspiration de nos administrés à bénéficier des droits, des services publics, de la qualité de vie, à hauteur des défis, des besoins, des attentes légitimes qui sont les leurs.
Je le dis souvent mais notre commune et plus généralement les populations de l'Est lyonnais et du Nord Isère, assument de façon responsable le lourd tribut qui est le leur en matière d'infrastructures lourdes (autoroutes, aéroports, zones industrielles, voies ferrées, …) pour le bien de l'agglomération lyonnaise, en contrepartie ils doivent être reconnus et considérés.
C'est pourquoi, il aurait été profondément inacceptable et injuste que tout le secteur soit dépourvu d'un équipement hospitalier majeur. Je crois d'ailleurs que ce sentiment a été pour beaucoup dans l'ampleur et la spontanéité de la mobilisation que j'évoquais tout à l'heure.
Encore une fois celle-ci a porté ses fruits. Ce 24 novembre est un jour heureux pour notre ville, pour les San-Priots et pour tous les habitants du large périmètre géographique concerné. Je veux donc, un à un, en remercier les acteurs.
- A commencer par Jean-Loup DUROUSSET, PDG des Hôpitaux privés du Grand Lyon, qui, à partir du moment où il a été convaincu, s'est démené avec une énergie admirable pour faire aboutir son projet. Il a été pour nous un interlocuteur et un partenaire loyal et précieux. Je salue et félicite bien entendu les actionnaires du groupe mais aussi ses proches collaborateurs dont le concours s'est avéré déterminant : Heidi GIOVACCHINI, direction générale, Geneviève PACCARD, pôle communication et M. PEYROT, directeur financier. - Je leur associe Bruno DUBESSY, actuel Président de la Commission Médicale de la clinique Pasteur, qui avec l'ensemble du corps médical, a été force de proposition pour l'élaboration du projet d'établissement.
- Au sein de l'Agence Régionale de l'Hospitalisation, je veux saluer le rôle essentiel de M. Jacques METAIS, ancien directeur de l’ARH Rhône-Alpes qui a instruit ce dossier avant d’être promu à la direction de cette institution à Paris. Il a bénéficié en cela de l’appui et de la coopération de M. VANDENBERGH, Secrétaire général, présent ce jour et de M. GILLET, chargé de mission. Ils ont très vite partagé avec nous la conviction que cette nouvelle structure hospitalière était un impératif absolu en terme de bassin de santé à l’échelle de l’Est lyonnais et qu’elle s’inscrivait pleinement dans le cadre du Schéma Régional d’Organisation Sanitaire (SROS). - J'excuse M. BONNET, nouveau directeur de l'ARH qui n'a pu être présent ce matin. - J'adresse un message, très sincère croyez-le, de gratitude et de reconnaissance à Marie-Claude VIAL, Présidente remarquable, et à l'ensemble des adhérents du collectif, qu'ils soient professionnels de santé, issus du monde associatif, élus ou simples citoyens. Ils ont fait preuve d'un engagement à maints égards remarquable. Je dois même vous confier que cet épisode s'est avéré particulièrement instructif et riche d'enseignements pour l'élue que je suis. La mobilisation spontanée mais maîtrisée, responsable, constructive d'une telle foule de femmes et d'hommes nous apprend beaucoup, elle nous confère une énergie infinie pour assumer nos responsabilités. - J'associe à ces remerciements le Président du Grand Lyon, excusé ce matin, mais qui s'est associé à notre démarche visant à l'implantation de l'établissement au sein de ce parc technologique, et je salue son collaborateur Stéphane MAZEREEL, qui a suivi le règlement des questions de voiries et d'assainissement, prises en charge par la communauté urbaine. - Au sein des services municipaux je salue la contribution précieuse en matière de suivi et de conseil apportés par le Directeur Général des Services, Philippe BARBEROT et par Odile EPRON, ingénieur responsable du service urbanisme. Je mentionne tout particulièrement l'implication forte et déterminante, montrée dès les prémices de l'opération, et durant toute son élaboration, par mon chef de Cabinet, Dominique BOUVIER. Il en avait parfaitement intégré les objectifs et a su à plusieurs reprises nous aider à surpasser les difficultés.
Pour conclure, je souhaite simplement me faire l'écho d'un sentiment que je sais unanimement partager ce jour : l'impatience. Impatience de voir un établissement flambant neuf, fonctionnel, moderne et esthétique enrichir ce périmètre de la Porte des Alpes et venir répondre aux attentes d'un bassin de population de plus de 100 000 personnes. Rendez-vous donc à l'automne 2008 !"

mardi 21 novembre 2006

Visiter la circonscription 10/11


DECINES-CHARPIEU est la troisième commune de son canton avec Chassieu et Genas. La ville comptait 24 499 habitants au recencement de 1999. Elle a depuis poursuivi son développement notamment avec un nouveau centre nautique et avec l'arrivée du Tramway.
Son Maire est Pierre Crédoz et son Premier Adjoint est mon suppléant, Jérôme Sturla. La Mairie est située Place Roger Salengro 69150 Décines.

vendredi 17 novembre 2006

Budget de l'Enseignement Scolaire


Le Budget pour 2007 continue à être examiné à l'Assemblée Nationale. Aujourd'hui ce sont les crédits de l'enseignement scolaire qui étaient discutés. Au nom du Groupe Socialiste, j'intervenais avec mon Collègue, Yves Durand, Député du Nord. Les orateurs de l'UMP et le Ministre ont cherché à justifier la scandaleuse réduction de l'effort budgétaire en faveur de l'Ecole de la République. Nous avons donc déposé des amendements et dénoncé ce désengagement coupable dans un domaine qui conditionne l'avenir de notre pays.
Voici le texte de mon intervention à la Tribune de l'Assemblée Nationale :
"Monsieur le Ministre, certains de vos collègues ont présenté un Budget moins consternant que celui des années précédentes afin de tenter de faire oublier, en partie, le désengagement de l’Etat depuis le début de la législature. Pourtant, en ce qui concerne l’enseignement scolaire, cette manœuvre n’a même pas été utilisée et les crédits, une nouvelle fois en baisse, que vous présentez sont sans rapport avec l’ambition d’égalité des chances que vous avez mise en avant. Alors que l’Education Nationale avait constitué la priorité d’action du Gouvernement lors de la précédente législature, vous supprimez des postes pour la 5ème année consécutive. Depuis 2002, ce sont 22 000 adultes qui ne sont plus présents dans les établissements scolaires. Or, le service public de l’Education ne peut pas « faire mieux en dépensant beaucoup moins », il doit tout simplement faire mieux ! L’investissement sur l’avenir est la garantie de jeunes mieux formés et de citoyens responsables, c’est surtout la garantie d’une France plus prospère. Les problèmes rencontrés à chaque rentrée risquent donc de perdurer dangereusement. Mon collègue Yves Durand reviendra d’ailleurs sur les effets dévastateurs de cette démolition progressive du service public de l’Education. Pour ma part, j’ai examiné plus précisément la problématique de la santé scolaire, celle de l’accueil des enfants en situation de handicap ainsi que les crédits dédiés à l’Enseignement Professionnel.
La santé à l’école Lors du vote de la Loi d’orientation sur l’avenir de l’école, le Gouvernement s’était engagé à ce que chacun des quelques 8000 établissements du secondaire bénéficient des services d’une infirmière. Une telle décision, qui reconnaissait le rôle indispensable de ces personnels en terme d’accompagnement et d'écoute auprès des élèves n’a malheureusement toujours pas été suivie dans les faits. Plus inquiétant, vous annoncez la création de 300 nouveaux postes d’infirmières dans ce budget mais, en fait, il s’agit de 100 Equivalent-Temps-Plein qui ne permettront évidemment pas de couvrir les besoins d’autant que leurs interventions s’effectuent souvent sur plusieurs établissements pour compenser les lourdes insuffisances. Pire encore, aucun poste de médecin scolaire n’est créé. Ceci est à comparer avec les lois de finances pour 1998, puis pour 1999 et 2000 qui avaient créé 1 050 postes de médecins scolaires, d'infirmières scolaires et d'assistantes sociales. Vous avez donc interrompu coupablement l’effort de rattrapage enclenché sous la précédente législature. Ce choix là, sur un Budget d’avenir comme celui de l’Education Nationale est inacceptable. Ce manque de volontarisme criant sur un sujet comme celui de la santé des élèves est choquant. Il a des conséquence directes pour de nombreux enfants qui, à l'école élémentaire par exemple, ont besoin d'un dépistage précoce, mais aussi d'une surveillance médicale que parfois les familles n'ont pas les moyens d'assurer. De même, on sait la nécessité au sein de chaque collège de disposer d’une infirmière à plein-temps. Pour des raisons sanitaires évidentes mais aussi afin d’initier des actions de prévention et pour accompagner les adolescents souvent fragiles. En l’état actuel des choses, l’objectif affiché reste utopique et le Budget que vous présentez est très éloigné de réalités trop souvent dramatiques.
L’accueil des élèves en situation de Handicap Censé être l’un des grands chantiers du quinquennat l’intégration des personnes handicapées continue de poser de sérieux problèmes. Dans de nombreux établissements scolaires le décalage reste grand entre les annonces et le terrain. Plus gênant, c’est souvent en redéployant des personnels, jusqu’alors en charge d’autres actions éducatives, que l’assistance aux élèves handicapés est organisée. De fait, sans moyens humains supplémentaires, l’intégration se traduit souvent par une détérioration des conditions de travail des enseignants en charge de ces publics fragilisés. Dans le Programme « Vie de l’élève », l’action « Accompagnement des élèves handicapés » subit même une baisse budgétaire de 3%. De même, les subventions globalisées aux établissements publics locaux d'enseignement (EPLE) (action n°14) qui se spécialisent parfois dans l’accueil d’enfants en situation de handicap, diminuent de 9,2% et passent de 134,5 millions à 122 millions d’euros dans le budget 2007. Les chiffres viennent donc cruellement démentir les gesticulations médiatiques qui ne trompent personne et surtout pas les familles qui souhaitent la scolarisation la plus sereine pour leurs enfants. Le plan Handiscol, adopté lors de la précédente législature, avait pourtant ouvert la voie avec notamment les Auxiliaires de Vie Scolaire et la réforme de l’Allocation d’Education Spéciale. Malheureusement ces moyens ambitieux ont fait long feu et la scolarisation de tous dans des conditions acceptables reste un objectif lointain. J’ajouterai que les nouveaux Emplois Vie Scolaire censés accompagner les enfants en situation de handicap posent des problèmes significatifs en terme de qualification et de formation. En effet, l’attention nécessaire à une bonne intégration au sein de la classe ne peut s’improviser et les inquiétudes des parents et des enseignants sont vives. Une fois de plus, des annonces précipitées se révèlent imprudentes et maladroites, car, face à la réalité du manque de marges de manoeuvre, la déception des élèves et des familles concernées est grande et nous n’avons pas, sur le terrain, la capacité de les rassurer. Il y a là une culpabilité forte du Gouvernement.
L’Enseignement Professionnel Il y a quelques mois, le texte très décrié sur « l’Egalité des chances », en plus de l’inacceptable C.P.E., avait préconisé la mise en place du dispositif « Apprenti Junior ». Mes collègues du Groupe Socialiste et moi-même, avions alors dénoncé cette mesure d’affichage inefficace. Décidée après les violences urbaines survenues à l’automne 2005, elle n’apportait aucune solution réelle aux problèmes de scolarisation des élèves les plus fragilisés et risquait même d’aggraver la situation. De fait, au lieu d’accorder une attention supplémentaire et de mobiliser les moyens adéquats pour offrir à chaque enfant, optant pour une filière professionnalisante, une chance de se former, votre Gouvernement avait fait le choix de faire sortir scandaleusement des élèves de l’école de façon anticipée. Pourtant le développement de l’Apprentissage devrait se faire en parfaite synergie avec celui du service public de l'Enseignement Professionnel. Alors que la majorité parlementaire précédente entre 1997 et 2002 avait engagé des efforts significatifs et des moyens accrus pour une pédagogie innovante et un "lycée des métiers" apte à assurer : formation initiale, formation continue et insertion, vous cassez cette ambition. De même, la Formation des Adultes et la Validation des Acquis de l’Expérience, qui ont pourtant prouvé leur efficacité subissent une importante baisse de crédits de 6,3 % et passent de 189 millions à 177,1 millions d’euros dans le budget 2007. L’Enseignement Professionnel ne pourra pleinement participer à la formation des collégiens et lycéens que s’il en a les moyens. Hélas, le Lycée Professionnel semble complètement ignoré et l’on peut craindre que l’assèchement de ses ressources budgétaires combiné à terme à la réduction de la Taxe d’Apprentissage ne conduise à la disparition de cette filière et à la privatisation de la formation professionnelle. Monsieur le Ministre, ceci est paradoxal alors que le chômage dans notre pays reste à un niveau élevé et préoccupant et tandis qu’il existe, dans de nombreux secteurs d’activités, des postes non pourvus. L’enjeu de l’Enseignement Professionnel est bien d’offrir un avenir aux jeunes tout en formant des personnels qualifiés. Pour remplir cet objectif il convient vraiment de consentir un effort budgétaire significatif en faveur d’une formation professionnelle initiale de qualité. Les PLP et tous les intervenants des établissements d’Enseignement Professionnel sont profondément attachés à la réussite de leurs élèves. Ils cherchent à donner une chance d’avenir à ces jeunes qui ne sont pour eux ni des statistiques, ni des variables d’ajustement.
Monsieur le Ministre, vous devez aux Français la vérité. Celle d'avoir fait le choix politique d'une réduction forcenée de l'emploi public au détriment des besoins d'encadrement éducatif et de la qualité de notre système scolaire. Ce choix je le désapprouve car il est injuste, inefficace et à courte vue. L'éducation – comme la santé – n'ont pas de prix. Haro sur l'Etat et ses serviteurs semble être votre seul argument. J'aurai préféré entendre : haro sur l'échec scolaire, sur les problèmes sociaux qui aggravent les difficultés des élèves ou sur le malaise des enseignants. Nous ne pouvons laisser dire qu'il y a trop d'enseignants, que l'école coûte cher. Ce coût chaque français peut être fier d'y contribuer car c'est un signe de notre intérêt pour les plus jeunes. C'est également un gage d'avenir. Des classes d'âge de mieux en mieux formées ce sont des citoyens responsables, c'est une société tolérante et ouverte au vivre ensemble, ce sont des travailleurs qualifiés qui conserveront à la France sa place parmi les pays les plus performants, c'est la promesse d'une croissance dynamique qui permettra de financer un haut niveau de protection sociale… Vous vous réfugiez derrière des statistiques de réussite et des chiffres de postes budgétaires. Les enseignants et les acteurs du système éducatif qui eux mettent des noms et des situations sociales sur les statistiques des élèves en difficulté vous répondent simplement qu'ils souhaitent "faire mieux"."